Cancer du sein : peut-on réellement éviter les substances cancérigènes dans notre quotidien ?

(Mis à jour le: 28 mars 2019)
Cancer du sein : peut-on réellement éviter les substances cancérigènes dans notre quotidien ?
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Des chercheurs américains ont mené une étude sur le cancer du sein et ils ont pu déterminer une quinzaine de substances liées à notre vie quotidienne sont définitivement classées « à risque » surtout pour les femmes. Le problème qui se pose est que le fait de les avoir déterminés c’est bien, mais comment peut-on les éviter alors qu’il s’agit de substances dont on ne peut pas se passer ?

En effet, parmi ces substances, on cite l’essence, l »échappement du diesel et des moteurs à essence, la fumée secondaire générée par la cigarette, les vapeurs de la cuisinière, les produits chimiques délivrés par la combustion (y compris la carbonisation d’aliments), le chlorure de méthylène que l’on retrouve surtout dans le dissolvant et les retardateurs de flamme qu’on retrouve dans de nombreux objets reliés à notre quotidien (rideaux, peluches, meubles, …). Le polyuréthane est également une substance à risque et on le retrouve surtout dans les mousses d’ameublement utilisées en grande quantité dans les équipements de voiture tels que volant, tableau de bord, appui-tête, accoudoirs, …, dans les panneaux d’isolation de la maison et dans les roulettes de caddy au supermarché. Le percloroetilène utilisé en grande quantité dans les nettoyages à sec présente également un grand risque, car le produit est classé cancérigène de catégorie 3. C’est l’Union Européenne et le Centre international de recherche sur le cancer qui a abouti à cette conclusion.

Cancer du sein

De par leur nature, il semble alors difficile de supprimer toutes ces substances de notre quotidien étant donné qu’elles jouent un rôle important dans notre maintien. Toutefois, selon Jennifer Maherou, la chargée de documentation scientifique de l’Association Sante Environnement, s’il est impossible de les éradiquer, il est possible de réduire notre exposition.

Pour ce faire, chacun doit avant tout faire un effort individuel et prendre conscience des dangers. Autrement dit, il n’y a pas que le gouvernement qui doit trouver des solutions pour nous protéger, mais si on y met tous du sien (consommateurs, producteurs, autorités, …) peut-être, arrivera-t-on ensemble à minimiser les risques.

En ce qui concerne les efforts individuels à fournir, chacun devrait éviter de se promener dans les rues aux heures de pointe pour ne pas s’exposer à la pollution élevée de ces moments, tout le monde devrait privilégier les balades ou les joggings dans des espaces verts, lorsqu’on utilise du dissolvant, mieux vaut ouvrir les fenêtres pour aérer l’air intérieur, si vous êtes du genre à vous maquiller au quotidien, préférez des marques écologiques et il en va de même si vous êtes peintre en bâtiment. Ce sont-là des efforts faciles à faire, mais ce qui est difficile c’est de trouver le bon compromis pour ne pas utiliser de rideaux ou la voiture.

Bref, le fait est donc qu’on ne peut pas réellement les éviter, mais en réduire l’utilisation. De toute manière, on sait depuis longtemps que toutes les substances sont néfastes, mais ce n’est que grâce à des études comme celle-là qu’on peut en connaître les réels risques.

 

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