Dentisterie : essais sur les caméras pour empreinte optique et CFAO

(Mis à jour le: 7 février 2019)

Lorsqu’un cabinet dentaire souhaite passer aux équipements CFAO, il faut en premier lieu choisir un scanner intraoral. Un test sur ce que ces caméras peuvent apporter et sur leur conformité aux besoins sera d’une grande aide. En France, le contexte est particulier, car les prothèses ne sont remboursées qu’à faible taux et la crise économique n’explique pas forcément le manque d’équipement. Les utilisateurs potentiels de la CFAO en dentisterie sont réticents pour plusieurs raisons, comme le prix lié à l’acquisition des appareils. Mais dès que le choix de s’équiper est fait, le praticien pourrait être tenté d’investir dans le CFAO en premier lieu pour favoriser son image de marque. Zoom sur la nouvelle technologie en chirurgie dentaire

Quelle révolution la CFAO apporte-t-elle dans le secteur de la dentisterie ?

Les praticiens qui ont commencé à exploiter la CFAO dans leur cabinet dentaire ont constaté de réels changements, à commencer par la meilleure maîtrise des gestes cliniques, notamment au niveau de la préparation. Par ailleurs, la CFAO apporte des matériaux innovants. Néanmoins, il faut bien savoir comment utiliser ces matériaux et en maîtriser les propriétés, d’autant plus qu’il existe certains matériaux qui nécessite une cuisson après le maquillage (comme l’E-max). La CFAO renouvelle aussi les outils de travail, notamment ceux utilisés en matière de prothèse dentaire.

Les pratiques tendances pour l’empreinte optique dans un cabinet dentaire

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Les machines innovantes et performantes s’adaptant aux cas les plus difficiles sont la TRIOS® de 3Shape et l’ l’Omnicam de Sirona. Elles permettent de scanner rapidement et de manière fiable et offrent un excellent rendu 3D. Il existe des logiciels qui tiennent compte de diverses situations cliniques. Pour les machines dont les fonctions seront exploitées au mieux jusqu’à l’usinage, il faut prévoir environ 100000 euros, ce tarif incluant l’usineuse. Dans ce cas, il s’agit de systèmes appelés 3Shape (ouverture contrôlée) ou Sirona (systèmes fermés). Le praticien et le laboratoire partenaire doivent disposer d’une licence renouvelable pour l’utilisation de ces machines.

Par ailleurs, il y a les fameuses « caméras ouvertes » qui constituent des systèmes plus faciles d’utilisation. Elles peuvent être connectées sur port USB, en POD ou en firewire. Elles démocratisent l’empreinte optique et permettent au chirurgien dentiste de travailler avec un plus large éventail de partenaires. Parmi les caméras les plus tendances il y a d’abord la Carestream, qui prend des clichés, offrant ainsi une grande facilité d’utilisation. Il y a également la Planscan, qui permet de scanner très rapidement, mais ne donne pas d’image couleur. Mais la caméra ouverte qui apporte une véritable innovation est la Condroscan : très légère, sa technologie se base surtout sur le logiciel qui l’accompagne.

Comment réaliser une empreinte optique avec succès

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Dans certains cas, le poudrage de surfaces est indispensable une étape préalable à la réalisation d’empreinte optique. Pour cela, il faut isoler la salive du maxillaire inférieur et la langue. Le praticien a le choix entre divers dispositifs : Cap°Dent ou système Isolite®. Quoi qu’il en soit, il faut sécher soigneusement les surfaces et dispenser les limites des préparations de tout saignement.

L’empreinte optique se caractérise par sa rapidité. Les scanners les plus innovants permettent de réduire le temps de prise d’empreinte ordinaire, mais certains paramètres doivent être tenus en compte. Lors du parcours de la partie à enregistrer, trois facteurs entrent en jeu :

  • Les caractéristiques de la mémoire RAM, la cadence du processeur et les propriétés de la carte graphique. Si par exemple l’Omnicam marche avec un processeur Intel® Core™ i7, la 3M True Definition™ fonctionne avec un processeur double quad Core Intel Xeon 3,6 GHz. Ces processeurs performants permettent le fonctionnement du système sans interruption. Cela est d’un grand intérêt en cas d’utilisation de caméra « ouverte » connectée à un port USB. Il faut que l’appareil soit suffisamment puissant afin que le scan ne soit pas discontinu.
  • Le procédé d’acquisition de la caméra. Il existe des caméras qui prennent une succession d’images fixes, qui seront ensuite regroupées à l’aide d’un logiciel dédié. CEREC Blue CAM, iTero® 1, Carestream CS3500 ou CEREC3D sont des dispositifs de ce genre, dits « point & clic ». Il y a aussi des caméras qui scannent de manière continue, dites « full motion ». L’Omnicam, Trios® 3Shape ou le Lava™ COS font partie de ces machines qui enregistrent en vidéo les données, de manière continue.  À l’instar de la caméra 3M True Definition™, les images en 3D sont générées à partir des clichés.
  • Le dernier facteur lié à la vitesse d’enregistrement est l’habileté du praticien. Ce dernier doit effectuer des gestes précis et adopter une certaine méthode de scannage. Dans le cas d’un scanner de distal en mésial, il faut commencer par scanner par étape, en commençant par les zones occlusales, puis la partie vestibulaire, pour terminer avec la palatine dentaire. Il vaut mieux, en fin d’acte, avoir un geste fluide pour le balayage. Pour cela, il est conseillé de se libérer peu à peu de tout ce qui se déroule dans la bouche afin d’arranger la gestuelle par rapport à ce qui se passe à l’écran.

Dès lors que l’empreinte a été prise, un logiciel spécialisé génère le fichier correspondant. Les systèmes traditionnels tels que CEREC 3D incorporent l’usinage, mais les appareils actuels ne fonctionnent plus de la même manière. L’utilisateur a le choix concernant le flux de travail numérique, autrement dit, les successions de phase allant du design de la dent artificielle jusqu’à l’obtention de la prothèse finale.

 

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