Alzhemeir : une possibilité de le dépister assez tôt ?

(Mis à jour le: 10 avril 2019)
Alzhemeir : une possibilité de le dépister assez tôt ?
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La maladie d’Alzhemeir fait des ravages chez les seniors et aujourd’hui, le nombre de patients qui en souffrent en France tourne autour des 860 000. À ce rythme-là, l’Inserm chiffre le nombre de patients à deux millions en 2020 si on ne fait rien pour éviter cela.

En effet, il faut savoir que la maladie d’Alzhemeir est irréversible et jusqu’à aujourd’hui, il n’existe ni vaccin ni traitement vraiment efficace pour le soigner. La dégénérescence cérébrale qu’elle entraîne évolue au fil des ans et ne fait qu’empirer petit à petit.

Pour essayer d’y apporter une solution, les chercheurs des universités de Georgetown, Washington D.C et de Rochester, New York ont fabriqué un test sanguin qui permettrait de dépister la maladie chez une personne avant même que les premiers symptômes n’apparaissent.

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Cette étude les a emmenés à étudier, sur un échantillon de personnes âgées en bonne santé et de plus de 70 ans, les graisses produites par leur organisme et leurs lipides. Une prise de sang a donc été effectuée sur chacun d’eux et 5 ans plus tard, 28 d’entre eux ont présentés les premiers symptômes de la maladie d’Alzhemeir.

Alzhemeir

Lorsqu’ils ont observé les lipides de ces 28 personnes atteintes, ils ont pu remarquer que chez chacune d’elles, 10 lipides présentaient des niveaux assez bas. Les mêmes lipides étaient au même niveau chez des personnes qui en souffrent depuis des années. Cette étude leur a permis de déduire que chez les personnes susceptibles d’avoir la maladie plus tard, leur mémoire et leurs lipides baissaient en même temps que les cellules de leur cerveau mourraient.

Le test sera bientôt appliqué sur des personnes ayant entre 40 et 50 ans, pour voir si déjà à cet âge, on peut remarquer cette baisse de lipides. Si tel est le cas, un traitement préventif pourra être mis sur pied avant même que la maladie ne survienne. Ce test sera bien sûr moins coûteux que le TEP (tomoscintigraphie par émission de positons), la ponction lombaire du liquide céphalo-rachidien et l’imagerie intrusive qui étaient les seuls moyens de dépister la maladie jusqu’ici.

Reste à savoir si des volontaires voudront bien se prêter au test, car dépister la maladie assez tôt signifie aussi se faire une raison sur ce qui vous attend plus tard. Rappelons que le test a pour but préventif, mais la maladie reste toujours irréversible.

 

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