Reconstruction mammaire après une mastectomie : quelles techniques ?

(Mis à jour le: 20 décembre 2018)
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Après une mastectomie c’est-à-dire l’ablation des seins suite à un cancer du sein, les survivantes à la maladie envisagent souvent une reconstruction mammaire. Quelles possibilités s’offrent à elles et comment se déroulent les interventions ?

Reconstruction mammaire : les techniques possibles

Reconstruction mammaire après une mastectomie : quelles techniques ?

Il existe différentes techniques pour cette chirurgie mammaire à savoir :

  • La reconstruction des seins par le biais des prothèses
  • La reconstruction mammaire par le biais du muscle grand droit
  • La reconstruction mammaire par le biais du muscle grand dorsal
  • La reconstruction mammaire par DIEP (Deep Inferior Epigastric Perforator)
  • En savoir plus sur la chirurgie mammaire sur le site cosmeticatravel.com

Reconstruction mammaire : une chirurgie échelonnée

Chacune de ces techniques de chirurgie des seins se font en deux ou trois étapes :

  • D’abord la reconstruction du galbe du sein
  • Ensuite la symétrisation de l’autre sein
  • Enfin la reconstruction du mamelon et de l’aréole

Ces étapes sont espacées d’environ trois mois pour que l’étape précédente ait le temps de bien se rétracter avant d’entamer l’étape suivante.

Reconstruction mammaire : le déroulement des interventions

  • La reconstruction mammaire par le biais des prothèses :

Cette technique est adaptée aux femmes dont la peau au niveau de la poitrine est assez souple. En tant qu’intervention courante, elle est plus rapide et nécessite des suites opératoires assez simples. De plus, comme cela consiste à insérer des prothèses mammaires sous le muscle pectoral, le chirurgien reprendra la même cicatrice que celle laissée par la mastectomie.

La patiente n’aura donc pas de cicatrice supplémentaire et les résultats se remarquent rapidement en termes de volume.

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  • La reconstruction mammaire par le biais du muscle grand droit :

reconstruction seins

Il s’agit d’une greffe de lambeau. Ce dernier est prélevé au niveau du muscle abdominal que l’on appelle grand droit, de la graisse du ventre et de sa peau. Cette technique n’est donc possible que chez les femmes présentant du ventre avec une quantité suffisante de peau pour créer du volume au niveau de la poitrine. Une fois les lambeaux prélevés, sa paroi abdominale sera solidifiée avec une plaque en métal.

C’est une technique lourde qui laisse plusieurs cicatrices et dont les suites opératoires sont plus difficiles. Elle permet toutefois à la patiente de retrouver une poitrine très naturelle et un ventre plat.

  • La reconstruction mammaire par le biais du muscle grand dorsal :

Il s’agit également d’une greffe de lambeau, mais cette fois-ci le lambeau est prélevé au niveau du muscle grand dorsal situé sous l’omoplate. Cette technique est possible chez les patientes ayant une quantité de peau suffisante pour créer du volume au niveau des seins et une bonne qualité de peau pour que celle-ci se rétracte bien. Dans le cas où la reconstruction nécessite un volume assez conséquent, il est possible d’accompagner la technique avec des implants mammaires ou des injections de graisse.

Les suites opératoires sont douloureuses, mais les cicatrices sont moins visibles, car les unes se situent dans le dos au niveau de la zone de prélèvement et les autres au niveau des seins reconstruits. Les résultats se stabilisent au fil du temps.

  • La reconstruction mammaire par DIEP :

Cette technique consiste à prélever de la peau et de la graisse au niveau du bas du ventre de la patiente. L’artère et la veine de cette zone seront ensuite branchées à l’artère et la veine du thorax pour irriguer la greffe.

Les résultats sont très naturels, mais les suites opératoires ainsi que les cicatrices sont plus importantes.

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