Troubles de sommeil : la médecine douce plutôt que les somnifères

(Mis à jour le: 15 janvier 2019)
Troubles de sommeil : la médecine douce plutôt que les somnifères
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La France est l’un des plus gros consommateurs de somnifères et pourtant, l’usage de ce médicament n’est pas toujours justifié. En effet, dès qu’un Français se heurte à des problèmes de sommeil, il a immédiatement recours à des somnifères et pourtant, la médecine douce s’avère être la meilleure solution dans certains cas.

Qu’est-ce que la médecine douce ?

Ce terme englobe les cours de relaxation, la sophrologie, les thérapies et les cours pour améliorer son mode de vie. L’une ou l’autre de ces méthodes sont efficaces pour traiter les troubles de sommeil et en plus, elles ne présentent aucun effet secondaire contrairement aux somnifères. Leur but est d’apprendre aux patients à maîtriser leur sommeil, leur corps et à adopter un meilleur mode de vie. Il faut toutefois faire attention, car de nombreux charlatans se vantent aujourd’hui de vous guérir donc mieux vaut toujours se renseigner.

En France, peu de gens utilisent cette alternative en cas de troubles de sommeil et pourtant, il faudrait désormais l’envisager surtout que la Haute Autorité de la Santé (HAS) envisage de réduire le remboursement des somnifères de 65 % à 15 % seulement.

Matière à réfléchir pour les accros de somnifères.

 

Les somnifères sont-ils donc à bannir ?

Troubles de sommeil

Oui et non. Les somnifères s’avèrent être indispensables, mais seulement dans certains cas. Les médecins doivent alors faire l’effort de déterminer si le trouble de sommeil est vraiment sévère ou s’il ne s’agit que d’un petit dérèglement. Les somnifères seront donc prescrits pour les cas les plus sévères tandis que la médecine douce est plus appropriée aux déséquilibres modérés.

Selon Bruno Comby, polytechnicien et scientifique à l’Institut Bruno Comby, sur 30 % des Français qui se plaignent d’insomnie, seuls les 10 % présentent des cas sévères tandis que les 20 % n’ont que des déséquilibres modérés. Ce qui signifie que l’État subventionne par année des somnifères à des personnes qui peuvent très bien s’en passer. Une subvention qui coûte des milliards d’euros par an si on prend aussi compte des conséquences des troubles du sommeil sur la vie sociale, professionnelle et sur la santé.

 

La médecine douce est-elle plus efficace que les somnifères ?

La médecine douce est autant efficace que les somnifères si vous vous adressez à un vrai professionnel. Autrement dit, ils ont le même but : celui de vous endormir, mais utilisent des méthodes différentes.

  • Les somnifères :

Ils vous aident à vous endormir, mais étant des médicaments, ils entraînent aussi des effets secondaires sur votre organisme. De plus, ils entraînent souvent la dépendance et l’accoutumance. Le patient aura alors tendance à toujours augmenter sa dose ce qui l’entraîne dans un cercle vicieux destructeur. Soulignons également que, même si les somnifères aident à dormir, la qualité de sommeil qu’ils proposent n’est pas la même que celle proposée par la médecine douce. En prenant des somnifères, vous vous endormirez profondément, mais avec un temps de rêves réduit, voire inexistant. Résultat : le sommeil n’est pas vraiment réparateur or sa qualité a une grande importance pour avoir une bonne hygiène de vie. C’est pour cela qu’il ne faut le recommander qu’en dernier recours, lorsqu’aucune thérapie n’a fonctionné.

La médecine douce :

La médecine douce enseigne aux patients à adopter un bon équilibre de vie. Elle les incite à suivre une bonne alimentation, à respecter un bon rythme de travail, à faire une courte sieste pour rééquilibrer le sommeil, … bref à bien se sentir dans leur peau. Quand cet objectif est atteint, les troubles de sommeil disparaissent comme par magie et les patients pourront s’endormir facilement. Vous verrez alors que la qualité de sommeil lorsqu’on se sent bien est différente de celle prescrite sur ordonnance.

Pourquoi ces méthodes sont-elles peu utilisées en France ?

somnifères

Par manque de prévention et d’information. Aussi, pour que la qualité de sommeil reste bonne toute la vie, il faut que les bonnes habitudes de vie commencent dès l’enfance. Il vous faudra alors habituer vos enfants à mieux vivre et à respecter les horaires de sommeil. Même quand ils seront grands, leur organisme s’en souviendra et il leur sera beaucoup plus facile de s’endormir sans l’aide de somnifères.

Il faut aussi savoir que contrairement aux somnifères, la médecine douce n’est pas remboursée à cause des charlatans, mais elle peut coûter moins cher que les médicaments. Pour ce faire, il faut l’appliquer sur le long terme et garder les petites astuces proposées par les médecins qui la pratiquent. Cela vous garantira un bon sommeil sans devoir aller consulter à chaque petit dérèglement. Autrement dit, même si la médecine douce coûte plus cher à court terme, elle est un réel investissement pour le long terme.

 

Avec cette réduction du remboursement des somnifères et la publicité autour de la médecine douce, la France vise à quitter le système « tout médicament » qu’elle a instauré depuis de nombreuses années.

 

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